{"id":16,"date":"2022-06-21T09:30:03","date_gmt":"2022-06-21T07:30:03","guid":{"rendered":"https:\/\/flaujac.org\/?page_id=16"},"modified":"2022-06-21T09:30:03","modified_gmt":"2022-06-21T07:30:03","slug":"histoire","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/histoire\/","title":{"rendered":"Histoire"},"content":{"rendered":"\n<p>Flaujac est situ\u00e9 sur une ancienne voie romaine. Ce nom en ac atteste de l\u2019origine gallo-romaine de son \u00e9tablissement.<\/p>\n\n\n\n<p>Au XIIe si\u00e8cle c\u2019est un village florissant, d\u00e9pendant de la baronnie de Calmont. Il est le centre d\u2019une activit\u00e9 \u00e9conomique qui allie la culture de la vigne et probablement le flottage du bois sur la boralde. On y trouve alors un prieur\u00e9 de femmes d\u00e9pendant de l\u2019abbesse de Coubisou, qui sera donn\u00e9 \u00e0 la fin de ce si\u00e8cle \u00e0 l\u2019abbaye de Conques.<\/p>\n\n\n\n<p>Les troubles : Avant la construction du rempart du fort, les habitants de Flaujac avaient d\u00fb subir plusieurs pillages. Faute de documents particuliers, nous signalerons quelques dates de l\u2019histoire d\u2019Espalion, d\u2019apr\u00e8s Henri Affre. D\u00e8s 1346, les Anglais prirent Espalion. Vingt ans plus tard, les routiers avaient pill\u00e9 la ville et exig\u00e9 le rachat pour la quitter. On peut supposer que Flaujac n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9. En 1562, Espalion \u00e9tait troubl\u00e9 par les querelles religieuses : catholiques et protestants s\u2019affrontaient. Les ann\u00e9es suivantes se passaient sous la menace permanente d\u2019une attaque de la ville par les troupes protestantes. Cette attaque eut lieu en 1568 et, malgr\u00e9 ses fortifications, la ville fut prise et saccag\u00e9e. Elle r\u00e9sista par contre l\u2019ann\u00e9e suivante, \u00e0 une autre bande. A Flaujac, le faubourg et l\u2019\u00e9glise avaient beaucoup souffert de la visite des \u00ab s\u00e9ditieux \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Au XV\u00e8me si\u00e8cle, pour faire face aux pillards et aux compagnies anglaises les habitants s\u2019unissent avec ceux de Saulieux pour construire un fort qui leur servirait d\u2019asile en cas de danger.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1568, les troupes de s\u00e9ditieux et rebelles pass\u00e8rent au lieu de Flaujac, en grand nombre, firent grandes ruines et d\u00e9molitions, \u2026 et \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Flaujac rompirent les vitres et emport\u00e8rent les si\u00e8ges ou cadres, qui les prot\u00e9geaient. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>En 1572, apr\u00e8s la pacification, le recteur fit faire des cadres au forgeron de La Bastide, mais les ouvriers, au lieu de les poser, en firent une porte en fer pour le fort. A d\u00e9faut des cadres en fer, on ferma les fen\u00eatres de l\u2019\u00e9glise avec du bois. L\u2019\u00e9glise \u00e9tait alors parfaitement couverte en tuiles, les portes \u00e9taient en bon \u00e9tat, ainsi que les serrures.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1595, eut lieu le terrible si\u00e8ge d\u2019Espalion par le baron de Calmont, \u00e0 la suite d\u2019une querelle qui n\u2019int\u00e9ressait pas directement Flaujac.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Fort comprenait 32 maisons, et le village en dehors du fort, c\u2019est-\u00e0-dire le Barri, 26 maisons, mais la moiti\u00e9 des habitants du Barri, soit 13 familles, avaient aussi une maison du fort. La r\u00e9partition du fort n\u2019a pas beaucoup vari\u00e9 depuis son \u00e9tablissement au XVe si\u00e8cle. Les familles les plus ais\u00e9es avaient leur habitation au-dessus de la rue transversale ou imm\u00e9diatement au-dessous. Les pauvres avaient un local de faible \u00e9tendue dans la partie sud. Il n\u2019y avait pas, en principe, de b\u00e2timent d\u2019exploitation dans le fort. Ceux qui avaient des \u00e9tables, les avaient hors de l\u2019enceinte du Barri ou au Faubourg. Si on ajoute aux 26 maisons du Barri, les \u00e9tables et les granges, on peut supposer que la rue reliant le Fort \u00e0 l\u2019\u00e9glise \u00e9tait bord\u00e9e de constructions \u00e0 peu pr\u00e8s comme aujourd\u2019hui.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien qu\u2019incomplet, le cadastre de 1582 permet de se faire une id\u00e9e de la situation \u00e9conomique. Les prairies naturelles \u00e9taient entre les mains d\u2019un petit nombre. Les m\u00eames avaient une \u00e9table en dehors du Fort. Un plus grand nombre de familles poss\u00e9daient quelques terres cultivables, mais la grande masse n\u2019avait que les vignes et les jardins.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9partition de chaque territoire en nature de culture \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fix\u00e9e dans la forme qu\u2019elle devait garder pendant cinq si\u00e8cles. Les pr\u00e9s aux bords de la Boralde, les terres ou champs au-dessus, les vignes sur les pentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Flaujac avait d\u2019abord \u00e9t\u00e9 un prieur\u00e9 simple (Henri Affre). Le prieur s\u2019acquittait lui-m\u00eame des charges spirituelles. La d\u00e9signation du premier recteur pourrait remonter \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1318, ann\u00e9e o\u00f9 eu lieu un accord entre le prieur et le recteur pour le partage des d\u00eemes. D\u2019apr\u00e8s cet acte, le prieur \u00e9tait charg\u00e9 de l\u2019aum\u00f4ne, le recteur des droits de visite de l\u2019\u00e9v\u00eaque, de l\u2019archidiacre, de l\u2019archipr\u00eatre. Bonneval donnait au recteur une pension. Le premier gardait les rentes mais donnait au recteur un muid et demi de vin pur. D\u2019autres arrangements avaient lieu [\u2026] ensuite, et depuis 1718 le prieur s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 \u00e0 verser annuellement 20 livres pour la sacristie et les r\u00e9parations de l\u2019\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p>On sait que sous l\u2019Ancien R\u00e9gime, presque toutes les terres \u00e9taient grev\u00e9es de charges annuelles, qui survivaient \u00e0 leurs propri\u00e9taires. En plus des imp\u00f4ts il y avait les droits des seigneurs, du clerg\u00e9, les versements affect\u00e9s \u00e0 des fondations pieuses. Ces charges arriv\u00e8rent, par accumulation, \u00e0 \u00e9galer ou \u00e0 d\u00e9passer le revenu de la terre. Aussi, au XVIIIe si\u00e8cle, beaucoup restaient impay\u00e9es. On trouve dans les archives de nombreux proc\u00e8s intent\u00e9s par les prieurs, les recteurs ou par la fraternit\u00e9 des pr\u00eatres de Flaujac.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019abb\u00e9 Ginisty a relev\u00e9 dans les archives les noms des consuls de 1677 \u00e0 1743, des prieurs de 1283 \u00e0 1772, des recteurs de 1406 \u00e0 1817 et des cur\u00e9s de 1775 \u00e0 1994.<\/p>\n\n\n\n<p>La liste des derniers cur\u00e9s nous int\u00e9resse car ils se sont impliqu\u00e9s dans la vie du village et son d\u00e9veloppement aux XIXe et XXe si\u00e8cles :<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Jean-Antoine P\u00e9gorier (vicaire en 1849) (1856-1888)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Fran\u00e7ois Lafon (1888-1906)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Lucien Fraysse (1946-1953)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Antoine Pioche (1953-1957)<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 Albert Ginisty (1959-1994) Faux, probablement 1974) Il \u00e9tait retir\u00e9 au presbyt\u00e8re de Bozouls en 1969 puis ensuite \u00e0 Estaing ?<\/p>\n\n\n\n<p>A la fin du XIXe si\u00e8cle la famille Poulenc de la Tour de Masse fait d\u2019importants dons \u00e0 la paroisse de Flaujac : la construction de l\u2019\u00e9cole priv\u00e9e face \u00e0 l\u2019\u00e9glise, les travaux \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux fr\u00e8res Lafon, avec l\u2019aide des habitants ont r\u00e9alis\u00e9 le presbyt\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Le village comptait 187 habitants en 1872, 80 en 1960.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s l\u2019abb\u00e9 Ginisty, seules quatre maisons du Fort sont encore habit\u00e9es en 1962.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Flaujac est situ\u00e9 sur une ancienne voie romaine. Ce nom en ac atteste de l\u2019origine gallo-romaine de son \u00e9tablissement. Au XIIe si\u00e8cle c\u2019est un village florissant, d\u00e9pendant de la baronnie de Calmont. Il est le centre d\u2019une activit\u00e9 \u00e9conomique qui allie la culture de la vigne et probablement le flottage du bois sur la boralde. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-16","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/16","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/16\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17,"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/16\/revisions\/17"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/flaujac.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}